Petit lexique pour expliquer un peu la culture japonaise et partager une partie de l'histoire de cette civilisation millénaire
Nous allons compléter ce lexique petit à petit ... Il sera riche d'enseignements ... alors consultez-le régulièrement !
B
Baguettes: comment manger avec des baguettes chinoises (ou japonaises !) ?
1. Saisissez la première baguette entre le pouce et le majeur. Tenez fermement la baguette. Veillez à ce que la partie la plus large (la partie supérieure) de la baguette repose sur la main, à l'endroit de jonction de votre pouce et de votre index. La partie la plus mince (la partie inférieure) de la baguette est posée sur le bout de votre annulaire. Maintenez la baguette à l'aide du bout de votre majeur.
En définitive, vous tenez la première baguette un peu comme vous tiendriez un stylo. Posée sur votre annulaire ou votre majeur, tenue aussi par votre index.
2. Utilisez votre index pour tenir la seconde baguette. Placez votre pouce dessus. Ajustez la position de telle sorte que ce soit confortable et ... naturel (ou presque). Assurez-vous que la partie inférieure de chaque baguette sont bien "alignée" afin de pouvoir saisir la nourriture (la "pincer") et pour éviter de croiser les baguettes (comme on croise les skis ...).
3. Tenez fermement la première baguette et bougez la seconde (au-dessus) grâce au bout de votre index, de haut en bas et de bas en haut. Le pouce, lui, reste relativement stable, agissant comme un pivot. La baguette placée en haut reste appliquée fermement contre l'index, le long de la dernière phalange. Le mouvement est généré en fléchissant l'index. Etirer votre index crée une ouverture des baguettes l'une de l'autre, tandis que fléchir votre index les "ferme", l'une vers l'autre, avec conjointement un léger fléchissement du pouce pour que les deux baguettes restent alignées.
4. Entrainez vous à ouvrir et fermer votre paire de baguettes. Veillez bien à ce que les parties supérieures ne fassent pas un "X" - ne se croisent pas - car cela compliquerait la tâche pour bien saisir la nourriture !
5. Prenez la nourriture à un angle approximatif de 45 degrés par rapport à l'assiette. Levez doucement les baguettes. Si vous sentez que c'est instable, reposez l'ensemble et recommencez.
Finalement, manger avec des baguettes, c'est comme tout : cela requiert de l'entrainement pour s'améliorer. Et surtout, ne vous formalisez pas trop. Ce qui compte c'est qui marche pour vous ! Donc expérimentez et voyez ce qui fonctionne le mieux. C'est un peu comme au golf. Vous pouvez écouter le prof de golf mais si vous constatez que votre grip "maison" vous permet de mieux contrôler la direction de la balle, alors conservez votre technique personnelle !

Boîtes Bento
Un boîte "bento" renferme un repas destiné à être emporté, en voyage ou tout simplement au bureau ou à l'école. Les petits japonais vont à l'école munis de leur boîte bento, dans laquelle leur maman a préparé, avec soin et amour, leur déjeuner le matin. Dans les gares, les voyageurs peuvent acheter un bento.
L'étymologie du mot "bento" vient du mot "benri", qui signifie pratique. Voilà qui en dit long sur cet accessoire incontournable de la culture japonaise - et qui devient de plus en plus populaire en France.
Ce qui caractérise les bentos (les boîtes), ce sont les compartiments qui partagent l'intérieur de la boîte, permettant ainsi de disposer différents mets sans que ceux-ci ne se mélangent lors du déplacement. En général, on trouve dans les boîtes du riz, des légumes cuits, des condiments ("pickles") et du poisson ou de la viande. Bien entendu, cela dépendra avant tout des goûts de chacun.
Il existe une multitude de sortes de boîtes bento ... Des ceux que l'on jette à ceux en bois laqué, en passant par ceux, désormais les plus communs, en plastique pour un usage quotidien. Parfois, dans ces bentos modernes est placée une paire de baguette.
Retrouvez notre gamme de bentos en cliquant ici.

C
Chirimen
Tissu de crêpe bouilli dans un bain de soude et de savon par une technique importée au Japon au 17è siècle par un tisserand chinois*. A l'origine, le chirimen était fabriqué avec de la soie. Désormais, différents matériaux sont combinés: soie, mais aussi rayon, polyester et coton.
Le chirimen est utilisé avant tout pour confectionner des accessoires de mode, des accessoires vestimentaires; des barrettes pour les cheveux, aux trousses, pochettes, porte-monnaies et sacs. Il sert aussi à fabriquer de petites figurines (poupées) dont les japonaises sont friandes, notamment des petits ours avec des "straps" pour les accrocher à leurs téléphones portables ou à leurs sacs.
Doux car soyeux, très souvent coloré, le chirimen est une réminiscence du Japon ancestral mais mis au goût du jour, il vous permet de profiter d'articles variés toujours très jolis.
Retrouvez nos articles en Chirimen en cliquant ici.
* "Le Japon" de Louis Frédéric (Robert Laffont)
F
Furoshiki
Un furoshiki est un carré de tissu, en coton ou en soie (et désormais de plus en plus souvent en polyester, rayon et bien sûr en chirimen). Il se noue, de différentes façons, autour du ou des objets à transporter. En général, il fait entre 75 cm et 120 cm de côté et est soit uni, soit paré de couleurs et de motifs variés, devenant parfois quasiment un objet d'art ou en tous cas, de décoration.
Le furoshiki tire son nom du mot japonais "furo", qui signie "bain". Pendant la période Edo, le furoshiki était en effet utilisé pour empaqueter les choses (notamment les vêtements) dont on avait besoin pour se rendre au bain public ("furo" ou "sento"). Par la suite, le furoshiki fut encore plus communément utilisé dans la vie de tous les jours, pour envelopper et transporter des objets ou encore pour emballer des cadeaux.
Petit à petit remplacé par les sacs en plastique que nous connaissons tous, les furoshiki redeviennent populaire au Japon et ont même été récemment introduits en Europe. C'est en effet une manière plus écologique de tenir et de transporter des objets.
Souvent, les japonais emballent leur bento ainsi. Une fois déplié, le furoshiki devient une petite nappe (on parle de "Fukusa" lorsqu'il couvre des objets en laque, notamment dans la cérémonie du thé).
Symbole parmi tant d'autres du raffinement japonais, le furoshiki est une jolie idée de cadeau, soit en emballant un objet, soit à offrir, tout seul.
Découvrez la gamme de furoshiki d'AvenueDuJapon.com en cliquant ici.

O
Oshibori (lingette humide)
Les "oshibori" sont des lingettes humides offertes dans les restaurants japonais, - mais aussi à la maison lorsque les japonais reçoivent des invités - servant à s'essuyer les mains avant de manger (et pendant le repas aussi). La petite serviette humide (un carré de coton d'une quinzaine de centimètres) est roulée et disposée sur une sorte de "coupelle" en longueur, incurvée pour épouser la forme du petit "rouleau" ainsi formé.
Le mot "oshibori" vient du japonais "shiboru" qui signifie "essorer". La lingette devait en effet être trempée dans l'eau avant d'être essorée afin d'être présentées aux invités humide mais sans goutter du tout.
En général, les oshiboris sont chaudes l'été et froides l'hiver (d'ailleurs, les japonais comprendront si vous leur demandez une "hot towel" (prononcez "hoto tawèlou" en japanglais).
Désormais, combinant typiquement tradition et modernité, les japonais utilisent de plus en plus fréquemment des lingettes jetables, conditionnées dans de petits sachets individuels. Cela évite de devoir laver les serviettes. Cela permet aussi de pouvoir transporter plus facilement, ce qui s'avère d'autant plus pratique pour les japonais qu'ils emportent souvent leur repas avec eux le matin, dans une boîte bento, qu'ils soient écoliers, étudiants ou même qu'ils travaillent.

S
Sushi
A ceux qui se demandent ce que veut dire "sushi", il n'y a pas de réponse autre que l'objet qu'il désigne: un petit rouleau de riz avec du vinaigre et une garniture dessus, le plus souvent du poisson cru ou un crustacé, cru aussi.
Autrefois, le sushi était une nourriture populaire, dont on raffolait à Edo (l'ancien nom de Tokyo). Un mets délicieux et vite préparé. Désormais, les japonais consomment le sushi surtout pour célébrer quelque chose, un anniversaire par exemple. Ils se rendent alors dans un restaurant chic, où la nourriture leur est proposée dans une vaisselle en bois laqué et en céramique; et où l'on s'assoit sur un tatami. Ces restaurants ont presque tous un service de livraison à domicile.
ll existe toutefois des sushi-ya (restaurants de sushi) plus simples, ceux que l'on trouve parfois dans les grandes villes, où les sushi - mais aussi les maki, entre autres petits plats succulents - sont disposés sur une sorte de tapis roulant (attention, tous les sushi-ya ne disposent pas d'un "tapis roulant" !). Les maîtres sushi préparent sous les yeux des clients les assiettes, ce qui n'empêchent pas les clients de passer une commande spéciale, selon leurs souhaits. A la fin du repas, la serveuse comptent les assiettes. Il existe un code de couleur: telle couleur d'assiette vaut tant, telle autre vaut tant, etc ... Ces restaurants sont parfois bon marché - il est évident que plus vous payerez chers le sushi, plus sa qualité sera irréprochable. Mais les maîtres sushi, à qui est dispensée une longue formation, ont toujours le ... souci de maintenir leur lieu de travail impéccablement propre.
La garniture posée sur le sushi s'appelle le "neta". Si en Europe on aime mélanger le wasabi (assaisonnement vert très fort à base de radis japonais noir) dans la sauce soja ("shoyu") avant de tremper le sushi, il convient de noter qu'au Japon le wasabi est déjà étalé entre le riz et le "neta" ... et que les japonais ne mettent pas trop de sauce soja !
Pour finir, citons deux sortes de sushi, distinctes du fameux sushi que tout le monde connait :
. makis-zushi : comme un sushi, ils sont entourés d'une feuille d'algue séchée, ou "nori". Un exemple "européanisé" de maki est le "California roll".
. nigiri-zushi : plus volumineux, ils sont en forme de triangle et la garniture est placée à l'intérieur.
Faites vos sushis vous-même avec nos moules sushi et maki.